Ceux qui ne font pas de dhikr auront des soucis !

Fatih Balkır
La spiritualité est le plus important élément de base auquel nous, humains qui avons été créés dans la plus parfaite et unique forme, devons prêter attention dans tous les aspects de notre vie.
Cette beauté, dont les belles personnes se soucient et se souviennent à tout moment, est celle d’un bon état spirituel car en fait c’est la source de leur beauté.
Le Prophète Muhammad r invoquait le Seigneur comme suit :
« Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal qui est en moi, contre le mal du diable et de ses incitations à attribuer à Allah.» (Abou Dawud, Adab 110)
La solitude avec soi-même est identique à celle de l’oiseau qui s’envole des mains de la spiritualité. Il est alors très difficile de l’attraper. Tout le travail, de wird, les conférences et les invocations (dhikr) disparaîssent.
Dans une de ses conférences le Cheikh Abdullah Sert a dit:
« Quand le corps commet des péchés l’âme souffre.».
Même si les êtres humains en font constamment l’expérience, ils ne peuvent malheureusement pas se débarrasser des incitations nocives de leur ego.
Les organes médiatiques nocifs, les énergies négatives des personnes et bien d’autres raisons affectent notre spiritualité et, avec le temps, nous amènent à commencer à faire des compromissions avec la beauté.
Nous commençons à faire les choses juste pour le plaisir de les faire, en écartant ce que nous avons fait avec diligence.
Bien sûr, si notre état spirituel ne s’améliore pas, ceux-ci disparaîtront et, par conséquent, notre esprit deviendra étroit et nous entrerons dans un état de constipation.
Deux mots de mon estimé professeur Ethem Cebecioğlu ont grandement influencé ma vie spirituelle :
La première est : « Celui qui ne souffre pas souffrira de ses ennuis ! »
Le deuxième est « Quoi que vous disiez, mon enfant ! »
Malheureusement, nous avons vécu ces deux mots, qui sont restés gravés dans ma tête comme des clous, de manière douloureuse.
Si vous ne souffrez pas, vos ennuis et vos chagrins sont mille et un, mais si vous le faites, il n’y a personne de meilleur que vous qui marchez les pieds en l’air.
Tout ce que vous faites est beau et vous rayonnez de beauté. Si tu es comme ça, comme tu es heureux, mon beau frère.
En fait, nous savons très bien, ce que nous ne devons pas faire, ce que nous devons faire et comment le faire.
Parfois, nous ne laissons même pas de cendres sur le barbecue. Comme s’il n’y avait personne de meilleur que nous sur ce chemin de derviche !
Mais voyez-vous, être présent au moment du tahajjud est le travail de ces professionnels, et cela n’arrive pas immédiatement d’un seul coup. Ce travail de protection de la spiritualité nécessite une compétence qui vient avec le temps, nous devons nous en inquiéter, ma chère.
Le deuxième mot d’Ethem Hodja ; « Quoi que vous disiez, c’est votre situation, mon enfant ».
Il faut peut-être comprendre cette parole ainsi : « Si tu n’as pas de leçon, profite de tes ennuis, mon enfant ! Parce que notre état spirituel est aussi le reflet de l’état de notre dhikr : pour refléter la beauté, nous devons suivre exactement ce qu’elles disent, sinon nous souffririons de troubles. Car celui qui ne souffre pas souffrira de ses ennuis ! »
Alors, si vous vous demandez, comment cet état spirituel peut-il être préservé ?
Je voudrais raconter ce souvenir qui est le mien.
Un jour, je suis allé voir notre professeur Kemaleddin Altuntaş, que j’aime beaucoup.
Je lui ai dit : «Monsieur je me sens très déprimé, je ne peux pas accomplir mes devoirs spirituels à temps, j’ai honte, que demandez-vous ? »
Le Saint homme baissa la tête, regarda mon visage par-dessus ses yeux et dit :
« -Frère, vous dites que vous n’accomplissez pas le devoir confié par votre manager ? Est-ce que vous vous trouvez des excuses ? »
«Non monsieur! Je me prépare en conséquence pour celà et je fais de mon mieux pour le accomplir à temps. »
Il me dit : « Tout comme nous effectuons le travail de notre manager dans les délais et sans interruption, nous prendrons ce travail au sérieux et serons attentifs à notre situation. »
Puiis il me demanda :
« Savez-vous ce qu’est l’ordre public ? »
« Oui Monsieur. »
« Tout comme l’ordre public protège une ville contre les mauvaises actions, avec le dhikr, il protège aussi notre cœur contre les mauvaises actions. Plus l’effet du dhikr sur un corps est grand, plus l’ordre public sera fort.
Les organes médiatiques nocifs, les énergies négatives des gens et bien d’autres raisons affectent notre spiritualité et, avec le temps, nous commençons à faire des compromis sur la beauté.défaut, vous ne pourrez ni étudier ni bien vous comporter. Vous pouvez le préserver. Pour cette raison, frère, nous préserverons notre position. Il n’y a aucune excuse pour cela. Nous en ferons tout ce que nous pourrons. »
Afin de protéger notre spiritualité, nous devons aussi accorder une attention particulière à tout ce qui entre ou sort de la bouche, ainsi qu’à tout ce qui entre dans les yeux et les oreilles et va au cœur. Il faut être sous le contrôle de soi-même. Il est nécessaire de vérifier si nous avons été bons ou mauvais en tenant compte de cette journée-là.
Bref, pour éviter les ennuis, il ne faut pas manquer les rendez-vous du tahajjud, qui sont les moments de rencontres uniques que notre Seigneur nous a donnés.
Nous devons faire attention à notre situation en ce moment là, car l’âme est avec nous à tout moment. Nous ne devrions pas l’accomplir en nous disons “voyons comment ça va se passer”.
Nous le ferons de la belle manière comme l’ont décrit nos honorables saints Sami Efendi et Musa : avoir une belle intention puis bien effectuer nos ablutions… Nos habits, parfum et tapis de prière seront spéciaux. Parce que nous allons à l’invitation spéciale du Plus Spécial…
Cette nuit-là, avec beaucoup de prosternation, beaucoup de récitation et beaucoup de respect nous déclarerons:
«Je suis venu à Toi, mon Dieu, je suis venu à Toi, avec mes péchés et mes erreurs, je suis venu à Toi, pardonne-moi, parce que Tu aimes pardonner. »
Nous devons vivre notre condition en lui faisant miroiter notre état et en l’implorant ainsi : « aime-moi et pardonne-moi, Dieu. ».