Le Prophète Muhammad (pbsl) est l’unique réponse

Mar 15, 2019 par

Le Prophète Muhammad (pbsl) est l’unique réponse

 

Prof. Dr Ismail Lütfi Çakan

 

 

 

 

Chaque année, à la même période (entre les 20-26 avril), les célébrations liées à l’avènement du Prophète Muhammad () s’organisent un peu partout dans le monde. Cette semaine de célébrations est une occasion pour faire connaître l’islam ainsi que les divers aspects de la personnalité du Prophète (). Le thème retenu cette année a été : « l’islam et l’image du musulman » et a été discuté un peu partout dans le pays. Ainsi, nous voulons dans cet article nous remémorer notre Prophète () à travers la vision relatée par notre mère Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle).

 

Grand bienfait, grande faveur

 

« Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager pris parmi eux, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident. »[1]

 

Un Messager parmi nous

 

« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. »[2]

 

Le premier des croyants

 

« Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur (…) »[3]

 

Dis : « En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. À Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. »[4]

 

Pour l’univers

 

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. »[5]

 

Dans un hadith, le Prophète () commente cette situation comme suit :

 

« Je n’ai pas été envoyé pour affirmer la fin du monde, mais pour être une miséricorde au monde. »[6]

Appel à la voie d’Allah

 

«  (…) Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux et afin qu’ils réfléchissent. »[7]

 

 Une moralité élevée

 

« Et tu es certes, d’une moralité éminente. »[8] Comme évoqué dans le sujet de notre article, si nous nous rappelions de cette affirmation d’Aicha  « sa moralité n’était autre que le Coran », nous comprendrions que « la moralité élevée, la moralité du Coran, est semblable à ce qu’a vécu le Prophète () au cours de toute la période durant laquelle il a été révélé.

 

Le plus bel exemple

 

« En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »[9]

 

Assurément, à la lecture de ce verset, nous comprenons que le Prophète () est un bel exemple à suivre dans tous les domaines liés à l’universel. En affichant une belle moralité et un vécu propre, livrer des exemples a été sa fonction première. Sa condition demeure sans aucun doute une opportunité pour les croyants qui recherchent l’approbation d’Allah. En revanche, ceux qui sont esclaves de leurs désirs ne pourront jamais en bénéficier.

 

En examinant le vécu du prophète (), il est par conséquent indispensable que cet élément ne demeure pas éloigné de nos yeux.

 

Critère

 

Le Messager d’Allah a dit : « Dis: Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »[10]

 

Solution

 

Par son avènement, les nœuds présents dans les cœurs et les esprits des hommes se sont défaits ; leur vie en a été bouleversée. Les problèmes ont eu une nouvelle explication et les hommes ont commencé à discerner ce qu’il y avait devant eux. Le monde a gagné une nouvelle interprétation. Ainsi, l’incrédulité et l’idolâtrie qui noircissaient la vie des hommes et leur avenir se sont effacées au profit du soleil du matin. Car, comme l’a dit notre mère Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle), le Prophète () a été modelé par le Coran, en devenant sa moralité et sa façon de vivre. Ainsi l’a exprimé Allah dans les versets coraniques suivants :

 

« Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension, de même qu’un guide et une miséricorde pour des gens croyants. »[11]

« (…) Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). »[12]

 

Tout au long de sa vie, et même après sa mort, le Prophète () a exemplifié et interprété le Livre qu’il a reçu et la manifestation de ce vécu est la source de ce que l’on nomme la Sunna. Cette fameuse parole de notre mère Aicha que nous avons prise pour fil conducteur « sa moralité n’était autre que le Coran » place la Sunna au même niveau que le Livre, et, d’autre part, que le Prophète () fait figure de solution pratique pour toute la communauté.

 

Cela implique qu’il faille « vivre le Coran » selon l’interprétation qu’en donne la Sunna, dans la limite de nos possibilités, afin de bénéficier des injonctions et des solutions mises en place par le Prophète () pour devenir un bon musulman (ou une bonne musulmane). Pour ceci il faut :

 

  1. Aimer le Prophète ().
  2. Connaître les écrits relatifs à la Sunna et les appliquer.

 

N’oublions pas que sans amour et sans connaissance préalables, demeurer sous le statut de serviteur et vivre au sein de la communauté est quelque chose d’impossible.

 

Dans ce cas, force est de constater qu’il est nécessaire de prendre l’islam au sérieux et faire le choix de la Sunna comme mode de vie en l’aimant et en la prenant pour guide. Par exemple,  quand le Prophète () voulait décrire sa situation, il disait « ma situation » et s’exprimait en toute clarté. Tel ce hadith :

 

« Ma situation et celle qui m’a été envoyée par Allah est semblable à la situation d’un homme qui arrive vers son peuple en leur disant : « Ô mon peuple ! Je viens d’apercevoir l’armée ennemie (en train de venir). Je suis un avertisseur. Sauvez votre vie. Chercher comment vous échapper. »

Suite à cette injonction, un groupe de membres de la tribu qui l’avaient cru se soumirent à lui et prirent la route de nuit en avançant doucement. En revanche, un autre groupe qui ne l’avait pas cru resta sur place. Le lendemain matin, comme cela avait été annoncé, l’armée ennemie envahit le lieu, extermina ceux qui étaient restés jusqu’à décimer leur lignée. Telle est la situation de ceux qui ont foi en lui et de ceux qui n’ont pas foi en lui.[13]

 

Dans un autre hadith, le Prophète () en disant « Je vous saisis par la taille en faisant mon possible pour que vous ne tombiez pas dans le feu et vous, vous essayez de vous échapper de mes mains pour vous y jeter »[14] notifie clairement la situation.

 

La vérité établie par ces situations décrites dans les hadiths et le fait de se conformer au Messager d’Allah () constituent une libération, sachant que lui tourner le dos caractérise la cause de toute dévastation.

 

La Sunna attachée à la notion de service

 

La Sunna du Prophète (), c’est l’application de l’islam avec ses règles et institutions, tel un système complet et harmonieux, ce que fit le Prophète () durant ces 23 années ininterrompues. Cette réalité nous amène à la conclusion que « le service dans l’islam est une sunna ».

 

Puisque la vie du Prophète () était semblable au Coran, l’expérience de faire concorder notre vie à la sienne signifie que nous tentons de faire vivre le Coran (à travers son exemplarité). Dans ce cas, la « Sunna » consiste à faire du Coran un principe de vie et de l’appliquer. Le fait d’appartenir à la communauté de Muhammad () est la plus grande des conditions et lui rendre service est le plus grand des honneurs. « Vivre la Sunna » signifie en d’autres termes posséder la gloire la plus excellente. En revanche, délaisser les résolutions fixées par la Sunna signifie ne pas prendre en compte la religion. Bien sûr, la fin de tout ceci ne sera que plus catastrophique.

 

À ceux qui désiraient égarer le Prophète (), Allah le Tout-Puissant déclara :

 

Dis : « il m’a été interdit d’adorer ceux que vous priez en dehors d’Allah. »[15]

 

Et à ceux dont la pensée, l’avertissement et le conseil tentent de rejeter son point de vue avec telle ou telle vérité, il faut donner la même réponse :

 

Dis : « Je ne suivrai pas vos passions: car ce serait m’égarer, et je ne serais plus parmi les bien-guidés. »[16]

 

Ainsi donc, il ne faut accorder ni crédit ni désir à toute recherche en dehors de la Sunna ; autrement dit : il s’agit de devenir un (parfait) serviteur. Se conformer à la Sunna, c’est accepter l’invitation du Prophète (). Ne pas s’y conformer, c’est apporter une réponse négative à son appel. La conscience de ceci étant décrite dans le verset coranique suivant :

 

« Mais s’ils ne te répondent pas, sache alors que c’est seulement leurs passions qu’ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d’Allah? Allah vraiment, ne guide pas les gens injustes. »[17]

 

La Sunna est la méthodologie et le modèle de l’interprétation de l’islam. Dans la mesure du bénéfice de cette interprétation, de ce modèle ou méthodologie, nous allons être pleinement conscients de cet évènement et en bénéficier grandement. Car, encore une fois, la vraie solution, l’unique réponse, c’est le Prophète () et sa façon de vivre.

 

 

[1]  Dârimî, Salat 165; Ahmed ibn. Hanbal, V, 54, 91, 188, 216; Coran, sourate Al-Imran, 3/164.

 

[2]  Coran, sourate At-Tawba, 9/ 128.

[3] Coran, sourate Al-Baqara, 2/ 285.

[4] Coran, sourate Al-Anam, 6/162-163.

[5] Coran, sourate Al-Anbiya, 21/107.

[6] Muslim, Birr 87, 8.

[7] Coran, sourate An-Nahl, 16/44.

[8] Coran, sourate Al-Qalam, 68/4.

[9] Coran, sourate Al-Ahzab, 33/21.

[10] Coran, sourate Al-Imran, 3/31.

[11] Coran, sourate An-Nahl, 16/64.

[12] Coran, sourate An-Nisa, 4/59.

[13] Bukharî, Riqaq, 26 ; I’tisam, 2 : Muslim, Fadaîl, 16.

[14] Bukharî, Anbiya, 40.

[15] Coran, sourate Al-Anam, 6/56.

[16]  Coran, sourate Al-Anam, 6/56.

[17] Coran, sourate Al-Qasas, 28/50.

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